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10 bonnes raisons de s’installer (ou pas) à Bruxelles !

S’il ne s’agissait que d’une plaisanterie au début, on l’a pourtant fait. Après une visite en mars dans la capitale belge, une blague sur notre installation ici, des rires puis… une véritable prise de conscience : Bruxelles était LA solution à nos envies de changement.

D’ailleurs une expression arabe, que je tiens de ma maman le traduit si bien : il y a souvent une part de vérité dans l’humour.

Bruxelles avait le dynamisme d’une capitale et le charme d’une petite ville de province. À 1h15 de Paris en Thalys (ou Izy pour les connaisseurs), c’était parfait !

Aujourd’hui, déjà 5 semaines à Bruxelles. Il aura fallu de nombreux allers et retours avec Paris, des journées (et soirées) d’emballage cartons puis de déballage, des questionnements sans fin  « ça ! On le garde ou pas ? », des nuits entières sur des sites de déco en ligne, des engueulades sur la couleur du canapé, des maux de dos inévitables… Entre nous, le jeu en valait la chandelle. Découvrez mes 10 bonnes raisons de déménager au cœur de la capitale belge !

1. Les Belges sont sympas, vraiment sympas

La saison estivale y est sûrement pour quelque chose. En été, les gens sont toujours plus détendus et moins sur le qui-vive (nous sommes en août). Mais force est de constater qu’avec la plupart des gens rencontrés (même par téléphone), il règne une espèce de bienveillance et d’empathie contagieuse à Bruxelles. Ici, les gens prennent le temps de vous informer si vous êtes perdues (avec un big smile), de s’intéresser à vous, de discuter. Et que dire du service dans les restaurants/bar, rien à voir avec les serveurs parisiens ! Une bonne humeur hyper communicative qui nous arrache un sourire au visage en PER-MA-NENCE. Et Dieu que c’est bon !

2. Bruxelles est cosmopolite

Italien, espagnol, turc… au fil de me mes rencontres, que de nationalités. Au restaurant, une table d’Italiens à ma gauche, une table d’Espagnols derrière… Un rapport de l’Organisation Internationale pour les Migrations publié en 2015 classe Bruxelles à la deuxième place des villes les plus cosmopolites du monde.  C’est dire ! Une richesse qui rend l’expérience d’autant plus agréable lorsque vous connaissez des expats’ qui vivent déjà ici. J’ai la chance d’avoir ma meilleure amie italienne ici (qui a bien sûr influencé ma décision migratoire), elle travaille fait partie  et qui connaît un tas de gens ! Cela dit, i need to improve my english very very soon Darling !

3. Marcher (quand les températures le permettent) !

Depuis notre arrivée, je marche en moyenne 10km / jour, merci à l’App santé de mon Iphone. Par chance, nous avons trouvé un appartement proche du parc du cinquantenaire (0 excuse pour ne plus aller courir), dans un quartier très agréable et plutôt résidentiel. Alors oui, mon super appart n’est pas proche du centre mais cela ne rend que cette expérience bruxelloise plus agréable. Pour rejoindre des amis, faire mes courses, aller au bureau, chez le coiffeur, aller chiner aux marché aux puces… je fais absolument tout à pied. Pas besoin de carte de la ville, les balades se font à l’instinct (ok merci Google Maps). J’ai la carte Mobib bien sûr et compte aujourd’hui 12 trajets en métro en 5 semaines… Quasi rien quoi !

Mais grâce à ces promenades quotidiennes, j’ai découvert une ville verte comme un « village dans la ville » grâce à ses parcs et forêts.

Testé et approuvé :

Tous les vendredis pour l’apéro, rendez-vous au marché de la Place des Chasseurs Ardennais à Schaerbeek, entre copains pour boire (voir raison N°7) et déguster bistouquettes, cuisses de poulet, gaufres ou encore la crêpe traditionnelle hongroise : le Langos ! Une tuerie, mais attention aux calories.

4. À Bruxelles les prix sont doux (parole d’ex-parisienne)

87 m2, je n’aurais jamais rêvé d’une telle surface à Paris. Alors oui, je ne suis pas dans le centre bruxellois, mais comment dire… tout est à proximité ! Je paie 300 euros de moins pour une surface 3 fois plus grande. Mes chers amis parisiens, la vie est injuste, je sais.

Puis c’est véritablement jouissif de pouvoir inviter du monde sans compter et de dire « t’inquiète au pire tu dors chez moi, j’ai une autre chambre » ! Pareil pour les courses, les restos, les musées, le shopping… bref, à Bruxelles, je suis presque riche !

Testé et approuvé :

The Barn Bio Market à la place Saint-Pierre d’Etterbeek. Gros coup de coeur pour ce marché couvert : des légumes, fruits, graines et même du fromage de qualité, proposés en vrac et à des prix vraiment raisonnables. Pour une semaine de course, je ressors les deux bras chargés, mais la facture bien plus légère (30 euros en moyenne).

5. Il y a du réseau dans le métro

Ouiiiiiii Miracleeeeee ! Si pour vous ce n’est pas un exploit, les habitués du métro parisien me comprennent. Certes, je l’ai pris que très peu mais pouvoir : lire ses mails/parler au téléphone (discrètement bien sûr)/ checker l’actu / faire défiler instagram… c’est canon non ?

Puis, il y a toujours de la place pour s’asseoir, rien à voir avec les heures de pointe de la ligne 8 où j’attendais souvent qu’une rame passe pour prendre la suivante, quitte à me mettre en retard. Oui vous l’aurez compris, je n’apprécie pas particulièrement le contact humain avec les étrangers… Mais qui aime ?

6. Sinon, Uber est accessible

Autre super méga bonne raison de vivre à bruxelles : Uber. Bien que partisane de chauffeur privé de la première heure, j’ai rapidement dû passer à son célèbre concurrent américain. Et là, surprise, mon premier trajet à 7 euros… cela ne m’était jamais arrivé à Paris. Des tarifs moins élevés, des distances plus courtes, des additions moins salées. Bingo !

7. Pour les frites… Et la bière pardi !

Oui c’est mainstream mais je tenais à le dire quand même. Où que vous alliez, les frites sont bonnes et la bière aussi. Mince, et les calories dans tout ça ? Disons que la raison N°3 pallie aux problèmes qui pourraient survenir en cas d’overdose de frites.

Testé et approuvé :

La Maison Antoine place Jourdan. Alors oui, rien de nouveau pour les connaisseurs puisque la baraque à frites y est depuis 1948. Une véritable institution et des cornets aussi grands que savoureux. Mais c’est bien connu, quand on aime, on ne compte pas !

Plus récent, mais tout aussi goûteux, Bintje dans le quartier Châtelain. Un bar à frites bio où les patates sont cuites dans une huile végétale également bio. Qui a dit qu’on ne pouvait pas être chic en mangeant des frites ?

 

8. Parce que c’est lent

Je ne cours plus. Ici, personne ne court, j’ai du temps et je n’ai pourtant pas moins de travail ou moins d’activités. C’est d’ailleurs une chose que je n’arrive toujours pas à expliquer. Certes, je ne prends plus le métro (et ses trajets de 30 min matin et soir) mais est-ce que cela suffit à justifier que j’ai ENFIN du temps pour cuisiner/ apprendre à tricoter/lire/courir/faire mon granola… toutes ces choses que j’avais du mal à faire à Paris. Alors oui, le rythme parisien est excitant mais à terme, je pense qu’il m’a rendu plus désorganisée que je ne l’étais et a eu un impact sur ma santé. D’après notre chère philosophie danoise du nom de « Hygge », il paraît que c’est bien de s’ennuyer. C’est bon pour l’esprit, pour le corps et pour libérer votre créativité. Alors oui, je hygge à Bruxelles et j’adore ça.

Pas encore testé :

Les Workshops Veritas pour apprendre à tricoter. 15 euros l’après-midi en utilisant du matériel acheté chez eux. J’apprends devant des vidéos Youtube ou avec un bouquin trouvé chez eux Tricot it Yourself de la blogueuse Marion Gruber, mais le faire en atelier ça peut être cool-sympa-drôle pour apprendre d’autres techniques et aussi pour rencontrer du monde.

9. Apprendre à dire septante et nonante

Scène du quotidien :

Les autres : Vous êtes françaises ?

Moi : comment l’avez-vous su ? 

Les autres : bah vous avez dit soixante-quinze !

Ah traître ! Jamais je n’aurais imaginé que ce minime détail pouvait me dévoiler. Parce que, pays francophone ou non, la Belgique n’en a pas moins son accent, ses propres codes et son vocabulaire. Et cette façon de mettre le « ça va » à toutes les sauces, on en parle ? Je reviendrais sûrement sur le sujet n’ayant pas encore matière à débattre. Merci à Appoline de m’avoir appris qu’un youkou était un hippie. Je trouverais toujours moyen de l’insérer dans une phrase ! Un truc du genre : c’est ambiance Youkou ce soir…

 

10. Bruxelles fait du bien à mon couple

Loin de moi l’envie de déballer ma vie sentimentale ici. Mais qu’on se le dise très honnêtement, Paris est une véritable tombe pour ceux qui souhaitent se mettre en couple. Entre la routine métro, boulot, dodo et les déplacements incessants de mon conjoint, notre jeune couple ( déjà 16 mois !) avait du mal à se « poser ». Toutes les raisons citées plus haut, notamment la 8, nous permettent aujourd’hui de vivre intensément notre histoire. Une histoire que nous rêvions de loin et que la capitale bruxelloise nous donne aujourd’hui la chance de réaliser. Je ne dis pas que de se séparer de notre famille et de nos amis est chose facile, d’ailleurs, ce n’est pas le cas. Mais la capitale belge nous donne une nouvelle énergie, un nouveau souffle et nous chuchote timidement à l’oreille que tout peut arriver.

Enfin pour résumer le tout, merci à Eric Emmanuel Schmitt :

« Alors que Paris vous rend parisien et Londres londonien, Bruxelles ne vous rendra pas bruxellois, elle vous permettra d’être vous-même. Ses habitants cultivent une chaleur qui manque au climat. »

 

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